DJANGO UNCHAINED
5janvier 22, 2013 par Mikymas
SCHULTZ and SILENT D strike back
Réalisateur : Quentin Tarantino
Avec : Jamie Foxx (où est Fred ?), Christoph Waltz, Leonardo Di Caprio
Durée : 165 min
Genre : Troublemaker
Production : The Weinstein Company
Budget : 100 000 000 $ (putain…)
Année : 2012
Tarantino…Quentin Tarantino, un nom culte pour de nombreuses personnes (dont moi)… ou l’histoire d’un mec tellement passionné de cinéma qu’il en vient à bosser dans une boutique de location de films le jour (Video Archives) tout en écrivant des scénarii la nuit (ça j’invente…mais je dois pas être loin!) Et tadam, le succès arrive avec le scénario de True Romance et enfin la réalisation de Reservoir Dogs (merci Harvey Keitel). De suite je peux vous dire que j’ai pris un pied monstre sur Reservoir Dogs (du sang partout), Pulp Fiction (va chercher Wolf), Jackie Brown, Kill Bill (schling), un peu moins sur le bavard Boulevard de la Mort, et pas du tout sur Inglourious Basterds… la faute à Mélanie Laurent on va dire ! J’aime Quentin, j’aime cet homme si passionné de réalisation qu’il en a fait son métier, même si c’était une branche éloignée. J’aime toute cette énergie qu’il dépense quand il parle et qu’il met dans ses films, j’aime moins quand il fait l’acteur par contre… Après les demi-ratages qu’étaient (pour moi) Inglourious Basterd et Boulevard de la Mort, c’est peu dire que j’attendais l’homme au tournant, surtout que juste avant je suis allé voir L’Homme aux poings de Fer (qui a failli être cross-overé avec Django) et que j’ai été hautement refroidit par ce film… surtout que Tarantino était marqué en bien gros ! Donc ce Django Unchained, est-ce bien ? Est-ce malin ? Est-ce mesquin ? Est-ce Quentin ? Explications.
Un sujet sur l’esclavage noir-américain pas forcément évident à aborder, un Quentin attendu au tournant par les nombreux déçus d’Inglourious Basterds (et ils sont vraiment nombreux, croyez-moi). Le film part avec beaucoup d’a priori et doit vraiment faire ses preuves pour effacer l’affront fait aux fans ! Et bien et bien, je peux vous le dire de suite, ce Tarantino 2013 est vraiment un bon cru ! Très très bon même ! Pas aussi culte que Pulp Fiction, oeuvre ultime, mais bien supérieur à Boulevard de la Mort et Inglourious Basterds réunis (oui je n’ai pas aimé ces 2 là, à mon grand dépis) ! Autant vous prévenir d’aller aux toilettes avant et de ne pas vous absenter pour y aller durant la séance (sacrilège), car louper un bout de dialogue ou une séquence de flinguage serait dommageable ! Pas pour la compréhension de l’histoire, qui est au demeurant plutôt simple (vengeance & freedom mode ON), mais tout simplement pour ne pas louper les savoureux dialogues, énormes et tellement jouissifs ! Afin de garder intacts la surprise et le croustillant, je ne vous en dévoilerai pas plus, ou pas volontairement, mais sachez qu’ils font tous mouche ! Christoph(er) Waltz parlant allemand et jouant avec la langue de Shakespeare, les deux, trois mots de français entendus, des punchlines biens placées, Léo qui parle trop mal français… bref nous avons donc droit à de bons dialogues bien Tarantinesques, mais au niveau du visuel, ça donne quoi ?
Après la forêt de Inglourious ainsi que ses décors urbains bombardés, nous avons droit à plein de scènes avec un visuel assez hallucinant, même pour nous les cinéphiles ! Des couchers de soleils rasants comme dans les vieux films de cowboys, des prairies hautes, de la neige et des chevaux qui marchent le long d’une rivière. Le panel est large, à la fois commémoratif envers tout un pan du cinéma et novateur dans son approche « je fais un western mais en fait non ». A l’instar de répliques,, le film est là aussi bourré de scènes cultes : flinguage par ci, lynchage par là, duel par ici, explosion par là bas, bref on en a largement pour son argent (surtout à Paris où le prix des places de cinéma est hallucinant). Certains pourront crier sur la longueur de passages en particulier, moi pas… car justement cela permet de profiter de la présence trop rare de Jamie Foxx et Christoph Waltz dont l’alchimie est bien présente à l’image. Les deux se tirent la bourre à la manière d’un « buddy movie », Murtaugh et Riggs avant l’heure en somme. On prend vraiment beaucoup de plaisir à suivre les aventures rocambolesques des deux loustics. Bon par contre, on ne comprend pas trop les motivations du Dr Shoot, à part pour la tune. Pourquoi décide-t’il d’aider notre Tubbs/quaterback ? On ne le saura jamais !
Bon je vois déjà les vieux cons réac sortir de leur hibernation genre Spike Lee (rendors toi Spike, c’est mieux pour tout le monde) : « Mais ce film est raciste ! Regardez-moi cette exploitation de notre souffrance ! On en fait maintenant des films pour rigoler ! » Pfff. Ouhou, si vous regardez bien le film, et si vous n’êtes pas demeuré comme ces gens qui ont vu du nazisme dans Starship Troopers, ce n’est en aucun cas le film pro-raciste qu’il veut nous faire croire ! Sous ses airs de westernxploitation qui use et abuse de tous les codes préexistants, Tarantino via les différentes missions « undercover » des deux compères nous dépeint une amérique boursouflée sous sa dictature de peuple élu/raciste/esclavagiste. Le discours sur le racisme est ainsi caché/justifié et la violence montrée n’est en rien gratuite ; elle dénonce totalement les sévices de l’époque. A noter : un passage hilarant avec Jonah Hill en membre du KKK, tout simplement drôle ! Ma petite théorie serait que Spike Lee, réalisateur noir américain issu d’un milieu favorisé et qui a grandi avec les « bonnes personnes » est tout simplement jaloux de Quentin ! QT n’a pas fait d’études de cinéma, n’a pas grandi dans un milieu aisé mais lui au contraire s’est nourri de tout le cinéma populaire et de la pop culture américaine (noire, asiatique, us, italienne, européenne) et en a fait des films monstrueusement cultes. Mais notre petit Spike est complètement déconnecté de la réalité, certes il a fait des films marquants/importants, mais à part des docus sur Kobe Bryant (super…) le remake de Old Boy, a-t-il encore des idées ? Un discours a apporter ? Jaloux sur le fait qu’un blanc (qui a toujours rêvé d’être black ceinture noire de kung-fu) aie réalisé un film sur TON peuple, pendant une période atroce et sur laquelle tu n’as jamais réalisé quoi que ce soit ? Les problèmes modernes de la communauté noire-américaine, okay, mais remonter comme tu le dis toi-même à tes ancêtres, fallait peut-être le faire…
BILAN
18/20
Hallelujah mes frères, hallelujah mes frères et mes sœurs, Quentin nous a écoutés et s’est réveillé ! C’est fun, jouissif, rigolo, un poil long, touchant, frappant. Courez le voir ! Et n’oubliez pas que le D est silencieux !
A la sortie du film Django Unchained de Quentin Tarantino, Spike Lee déclare: « Je ne peux pas en parler, parce que je n’irai pas le voir. Je ne veux pas le voir (…) Je pense que ça serait manquer de respect à mes ancêtres. C’est tout ce que j’ai à dire. Je ne peux pas manquer de respect à mes ancêtres. » puis « L’esclavage américain n’était pas un western spaghetti de Sergio Leone. C’était un holocauste. Mes ancêtres étaient esclaves. Je leur ferai honneur.
Catégorie CINEMA | Mots-clés: christoph waltz, cowboy, django, django unchained, fuck, fun, KKK, lu klux klan, negro, nigga, quentin tarantino, the D is silent, western, white, zoé felix





Django c’est morteeeeeel
Royalllllllllll !!!!!!!!
Continue comme ça Tarantino !
Vivement le prochain…
( c’est moins cher à La Rochelle )
oh mon dieu, il est de retour Guigui !
Pas la grande claque tant attendu pour ma part mais quand meme un immense moment !!!
Pour moi, c’est toujours mieux que…Boulevard de la Mort !